La hijama est-elle légale en France ?
La hijama sèche se pratique dans un cadre de bien-être. La hijama humide, qui entaille la peau, est un acte réservé aux professionnels de santé. Voici ce que dit le droit, et ce que ça change pour vous.
La réponse tient en deux lignes, et elle dépend de la technique. La hijama sèche, sans incision, relève du bien-être et n'est pas interdite. La hijama humide, qui entaille la peau, est un acte invasif : le code de la santé publique réserve ce type de geste aux professionnels de santé habilités, et sa pratique par une autre personne peut relever de l'exercice illégal de la médecine.
Existe-t-il un diplôme d'État de hijama ?
Non. Il n'existe aucun diplôme d'État, aucune certification officielle et aucun ordre professionnel de la hijama en France. Les formations privées délivrent des attestations de suivi, ce qui n'est pas un titre reconnu. Quiconque vous présente son attestation comme une reconnaissance de l'État se trompe, ou vous trompe.
Un praticien peut-il exercer légalement ?
Oui, en restant dans son cadre. Concrètement :
- il peut déclarer une activité de bien-être et pratiquer la hijama sèche ;
- il ne peut ni poser un diagnostic, ni promettre de guérir une maladie, ni demander d'arrêter un traitement ;
- la hijama humide le place hors de ce cadre s'il n'est pas professionnel de santé ;
- les allégations de santé dans sa communication l'exposent, indépendamment de la technique.
Et si le praticien est infirmier ou médecin ?
Un professionnel de santé habilité peut réaliser des gestes invasifs, dans le respect de ses règles professionnelles et de son devoir d'information. Cela ne transforme pas la hijama en acte médical reconnu, et cela ne la rend pas remboursable.
La hijama est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Non. Aucune séance de hijama n'est prise en charge par l'Assurance maladie. Certaines mutuelles remboursent des forfaits de médecine douce, qui peuvent parfois couvrir une séance de bien-être : cela dépend de votre contrat, et cela ne dit rien du statut légal de la pratique.
Ce que vous pouvez exiger avant une séance
- Du matériel à usage unique : lames et ventouses sorties de leur emballage devant vous.
- Des gants, une désinfection de la peau, un conteneur à déchets piquants.
- Une assurance responsabilité civile professionnelle, que vous pouvez demander à voir.
- Un praticien qui vous interroge sur vos traitements et vos antécédents avant de commencer.
- Aucune promesse de guérison, et l'orientation vers un médecin quand la situation le demande.
Et en Belgique ou en Suisse ?
Les cadres diffèrent, mais le principe est comparable : les gestes qui percent la peau relèvent du soin et sont encadrés, tandis que les pratiques de bien-être sans effraction sont plus libres. Renseignez-vous auprès des autorités de santé locales avant de vous engager, surtout si vous envisagez de vous former.
Pour comprendre en détail la différence entre les deux techniques, voir notre article sur la hijama sèche et la hijama humide.
Trouver un praticien de hijama
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Avertissement
Les informations de cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis médical. Consultez toujours un professionnel de santé avant de débuter la Hijama, notamment si vous présentez des pathologies ou suivez un traitement.